6-LE RÔLE MÉDIATEUR DU SEXISME AMBIVALENT DANS LA RELATION ENTRE LES CROYANCES PATRIARCALES ET LE RISQUE DE RÉCIDIVE DE VIOLENCE CONJUGALE CHEZ LES HOMMES
Résumé
Cette recherche s’inscrit dans le domaine de la psychologie sociale et examine le rôle médiateur du sexisme ambivalent (hostile, bienveillant) dans la relation entre les croyances patriarcales et le risque de récidive de violence conjugale auprès de 175 hommes âgés de 20 à 55 ans, ayant eu ou ayant actuellement une relation conjugale. Les participants ont rempli un questionnaire standardisé comprenant l’inventaire de sexisme ambivalent (ASI ; Glick & Fiske, 1996), l’échelle des croyances patriarcales (PBS ; Dardenne, Dumont & Bollier, 2007) et l’échelle d’évaluation du risque de violence conjugale (SARA ; Kropp, Hart, Webster & Eaves, 1995). Les données statistiques révèlent que les croyances patriarcales prédisent directement le risque de récidive (β = 0,41 ; p < ,001), alors que le sexisme ambivalent a un rôle d’intermédiaire partiel : le sexisme hostile (β indirect = 0,18 ; p < ,001) et le sexisme bienveillant (β indirect = 0,14 ; p = ,003) participent tous deux partiellement à cet effet. Par conséquent, les croyances patriarcales à elles seules rendent compte de 27% de la variance du risque (R² = 0,27), une proportion qui monte à 40% lorsqu’on considère le sexisme hostile, et à 46% en incluant le sexisme bienveillant, confirmant de cette manière leur rôle d’intermédiaire. Le sexisme ambivalent se comprend donc comme le processus par lequel l’idéologie patriarcale trouve son application dans la réitération des violences. De ce fait, il est suggéré que les mentalités sexistes soient déconstruites au sein des programmes de prévention et d’intervention des auteurs.
Mots-clés : Sexisme ambivalent, croyances patriarcales, risque de récidive, violence conjugale
Mots-clés : Sexisme ambivalent, croyances patriarcales, risque de récidive, violence conjugale
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